RMC Sport

Dernière ligne droite pour Mormeck

Jean-Marc Mormeck

Jean-Marc Mormeck - -

A dix jours de son combat face à Wladimir Klitschko à Düsseldorf, le Guadeloupéen poursuit sa préparation. Après de longues semaines de travail physique, JMM peaufine désormais ses enchainements. Avec le visage du champion du monde ukrainien dans le viseur.

Voilà une semaine qu’il a remis les gants. Enfin. Après d’interminables séances foncières, Jean-Marc Mormeck est remonté sur le ring d’entraînement. Avec des muscles et un mental renforcés. A dix jours de son combat face à Wladimir Klitschko, samedi prochain à Düsseldorf (Allemagne), le Guadeloupéen peaufine sa préparation. Pour s’adapter au gabarit du géant ukrainien (1m98) et combler son déficit d’allonge, JMM a fait venir des Etats-Unis un sparring-partner du même profil. Par le passé, ce dernier a encaissé les droites de Mike Tyson et les crochets de Lennox Lewis ! Deux sacrées références. Avec l’aide de ce colosse, le natif de Pointe-à-Pitre anticipe au mieux le combat de sa vie. Sous l’œil attentif de l’entraîneur américain Kevin Rooney, lui aussi ancien collaborateur de Tyson. « Il m’a apporté ce qui me manquait, les désaxements, les esquives, explique Mormeck. Il me dit tout le temps de bouger et d’être agressif. Avant, je ne le faisais pas systématiquement. »

Avant de répéter ses enchainements, l’ancien détenteur de la ceinture des lourds-légers s’est astreint à un programme physique intensif. Histoire de pouvoir lutter dans la catégorie reine, face au champion du monde réunifié. Après le report du combat initialement prévu le 10 décembre (Klitschko souffrait d’un problème rénal), JMM a dû revoir ses plans pour optimiser trois mois d’attente supplémentaires. « On a jonglé entre les exercices de force, d’endurance et de souplesse, détaille son préparateur Stéphane Caristan, ancien champion d’Europe du 110 m haies. On a fait de l’aérobie pour essayer de bien récupérer d’une séance à l’autre. Des exercices de puissance en côtes pour essayer de tenir les douze rounds. On a aussi bossé la vitesse parce que, même si c’est un poids lourd, il doit aller vite. C’est son point fort. »

« Je serai mieux que la première fois »

Satisfait du résultat, Mormeck tire un bilan positif de ces longues semaines d’efforts. « J’ai encore mieux travaillé, assure-t-il. On a changé d’angle au niveau de l’entraînement. Ça a été différent et assez dur. J’ai beaucoup bossé la dureté. Je pense que je serai mieux que la première fois. » Une analyse partagée par son coach, Lucien Dauphin. « La musculation lui a fait du bien, glisse-t-il. On a quand même fait des charges à 135 kg en développé ! Ce n’est pas en deux mois qu’on travaille la puissance, mais on l’a beaucoup améliorée. Même si Klitschko est grand, il a intérêt à cacher son menton (rires). »