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Chabal : "Horrible pour Beauxis"

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Membre de la Dream Team RMC Sport, Sébastien Chabat revient sur le terrible raté du dernier week-end de Top 14. Une pénalité manquée à 22 mètres face aux poteaux de Lionel Beauxis, qui prive l’UBB de barrage.

L’expression tient du lieu commun mais elle résume ce qui est arrivé à Lionel Beauxis samedi : le ciel lui est tombé sur la tête. Son loupé à 22 mètres face aux poteaux, alors que son équipe de l’UBB était menée 23-22 par Toulouse, c’est un peu comme si Zlatan manquait un penalty sans gardien lors d’un match qualificatif pour les 8es de finale de Ligue des champions. Inimaginable. Et il va falloir de sacrées épaules au très discret Beauxis (29 ans), titulaire à l’ouverture des Bleus lors d’un quart de finale de légende en Coupe du monde remporté face à la Nouvelle-Zélande en 2007, pour s’en relever.

Chabal : « Pas un mec posé là pour faire joli »

Membre de la Dream RMC Sport, Sébastien Chabal compatit. « Je n’ai pas vécu une situation comme celle-là. Je me souviens d’une histoire que Jonathan Wisniewski avait trainée longtemps, à la suite d’une finale d’accession en Top 14 entre le Racing et Mont-de-Marsan, raconte Chabal. Il a la même. Il fait poteau ou il la loupe et c’est Mont-de-Marsan qui monte. C’était en 2008 il me semble. Ce sont deux buteurs de qualité. Ce ne sont pas deux mecs que tu as posés là pour faire joli. C’est leur boulot. C’est horrible pour un joueur comme ça. Surtout Lionel qui est capable de taper des pénalités de 6 0mètres. C’est affreux mais c’est le sport. »

« Ils n’ont pas échoué à cause de lui »

Lionel Beauxis portera-t-il seul le poids de la non-qualification pour les phases finales ? L’ancien deuxième-ligne des Bleus ne l’imagine pas : « Ils n’ont pas échoué à cause de lui. La défaite est collective. Cette non-qualification, c’est fruit d’une saison. Mais c’est le dernier moment dont tu vas te souvenir parce que c’est celui qui pouvait te permettre de te qualifier. » A l’issue de la rencontre, le manager de l’UBB Raphaël Ibanez s’était fendu d’un discours similaire. Mais Beauxis aura besoin d’un peu plus que des mots pour digérer.

la rédaction