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Doucouré : « Noël en solo ! »

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C’est à l’INSEP, sur les pistes du stade couvert, que Ladji Doucouré a passé son 25 décembre.

Ladji, comment se sont déroulées les fêtes ?
C’était un Noël en solo ! (Rires) J’ai simplement attendu l’heure de l’entraînement. C’est comme ça, c’était pour moi un jour comme un autre. Je me suis entraîné les 23, 24 et 25 décembre. Pendant que les gens se pressaient pour acheter les derniers cadeaux et préparer le repas, je m’entraînais en buvant de l’eau.

Il devait y avoir foule à l’INSEP ?
Il y avait trop de monde, c’était impossible de s’entraîner. Tous les couloirs étaient pris. C’était une vraie galère. Avec mes trois collègues de travail, on avait un stade pour nous… On en a profité pour prendre tous les couloirs ! (Rires)

Comment se déroule votre préparation ?
La préparation hivernale est la période la moins marrante pour un athlète. On fait beaucoup de foncier, de musculation. Mais on sait très bien que ce travail est indispensable pour être performant. C’est la partie la plus importante de l’année. A 80%, c’est ce qui détermine ta réussite. Vous comprenez donc pourquoi je m’entraîne les 24 et 25 décembre. Plus on se rapproche des JO et moins on a de temps pour travailler. Je préfère donc mettre toutes les chances de mon côté.

Après une année 2007, dans quel état d’esprit avez-vous repris le chemin de l’INSEP ?
Motivé. Comme j’ai fini l’année 2007 blessé, je ne suis pas parti en vacances. Je suis resté sur Paris pour me soigner. Cela m’a permis de reprendre l’entraînement avec un corps tout neuf. J’en suis aujourd’hui à ma huitième semaine de développement. Renaud (Longuèvre, son entraîneur) m’a accordé la semaine prochaine quelques jours de semi-repos. Et le 6 janvier, je prends la direction d’Orlando (Etats-Unis) pour un stage d’un mois.

Contrairement à la saison 2007, vous allez participer à des compétitions en salle. C’est important de reprendre contact avec la piste dès le mois de février ?
Oui, c’est ce qui m’avait manqué l’année dernière. Les cinquante premiers mètres d’une course sont déterminants sur un 110m haies. Lors des deux dernières saisons, je n’ai pas pu participer à la saison hivernale à cause des blessures. Et comme hasard, mes étés ne sont pas bien passés.

Quelles sont vos espérances sur le plan chronométrique ?
Je vais essayer de me rapprocher et même de battre mon record personnel (7’’42 sur 60 m). Si j’y arrive, on pourra dire que la saison commence sur de bonnes bases. Je vais donc débuter par des compétitions universitaires aux Etats-Unis. Je finirai mon voyage le 1er février par un meeting à New York au Madison Square Garden. A mon retour, il est prévu que je participe à différents meetings et aux championnats du monde (Valence en Espagne).

La rédaction - Ludovic Languet