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Arsène Wenger, le patient français

Le manager français d'Arsenal rêve de reconquérir un titre de champion d'Angleterre qui fuit les Gunners depuis 2004.

Le manager français d'Arsenal rêve de reconquérir un titre de champion d'Angleterre qui fuit les Gunners depuis 2004. - -

Alors qu’Arsenal reçoit Aston Villa dimanche (14h30) à l’Emirates Stadium, Arsène Wenger espère toujours triompher avec ses jeunes talents. Privée de titre depuis quatre ans, la bande à Cesc Fabregas donnera-telle raison à son entraîneur ?

Vendredi matin, à l’heure d’ouvrir les cadeaux, les joueurs d’Arsenal étaient sur le terrain d’entraînement. Leur objectif : préparer au mieux la venue d’Aston Villa, dimanche à l’Emirates Stadium (coup d’envoi à 14h30). Un match très important puisqu’il pourrait permettre aux Londoniens de reléguer le club de Birmingham à trois longueurs en cas de victoire. Cette affiche du Boxing Day marque aussi le début du marathon pour les Gunners qui disputeront pas moins de cinq matches d’ici le 9 janvier, tout cela avant un mois de février de folie avec au programme Manchester United, Chelsea, Liverpool puis Porto en huitième de finale de la Ligue des champions. Autant dire que les coéquipiers de Samir Nasri seront bientôt fixés sur leurs ambitions…

Bien revenu dans la course au titre, Arsenal suscite encore quelques interrogations. Les résultats irréguliers et surtout l’absence de trophée depuis 2005 et une FA Cup inquiètent. En cause ? La politique d’Arsène Wenger. En misant chaque année sur la jeunesse, le manager français a pris des risques. Pas d’expérience, trop tendre, manque de caractère, les critiques n’ont pas épargné l’entraîneur londonien. Et Arsenal ne gagne plus, laissant les titres à Manchester ou Chelsea.

Le tournant d’Anfield

Mais qu’importe, Arsène Wenger est toujours resté fidèle à sa ligne de conduite. Et s’il admet que ces quatre dernières années ont été « les plus difficiles » de sa carrière, il ajoute aussi : « Ce sont les meilleures que j’ai passées au club. Celles où nous avons le mieux travaillés. Malheureusement, elles coïncident avec la période durant laquelle nous n’avons rien gagné. Mais je n’oublie pas que nous avons changé de stade tout en maintenant l’équipe au haut niveau. »

Toujours en lice en Ligue des champions et revenu dans le coup en Premier, grâce notamment à un beau succès à Liverpool (2-1), Arsenal est-il capable de reconquérir un titre après lequel il court depuis 2004 ? « Le championnat est plus ouvert que jamais », assure Cesc Fabregas. Le milieu de terrain espagnol, Song ou Denilson réussiront-ils à donner raison à leur entraîneur ? Rarement à son avantage face aux équipes du Big Four (Arsenal s’est incliné face à MU et Chelsea), le club londonien semble avoir acquis de la maturité ces dernières semaines. La soufflante d’Arsène Wenger à la mi-temps du match face à Liverpool a démontré que les Gunners savent se révolter. Dans le vestiaire d’Anfield, où Arsenal était mené 1-0 par les Reds, l’Alsacien, furieux, « a crié comme jamais », se souvient Fabregas. Qui sait si ce coup de gueule ne symbolisera pas bientôt le retour au premier plan des Gunners ? Et avec, pourquoi pas, la consécration d’une génération couvée par son manager…

Aurélien Brossier