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Pourquoi un prince saoudien débarque à Sedan

A l’issue d’une journée parfaitement maitrisée, le prince Fahd, neveu du roi d’Arabie Saoudite, a été présenté tour à tour à la presse, aux partenaires du club et aux joueurs de Sedan. Une belle opération de communication de la part du nouvel investisseur du CSSA, qui a pu rassurer les plus inquiets… et surtout présenter son projet.

Pourquoi Sedan ?

La première question a le don de l’agacer. Le prince Fahd, 30 ans, assis devant une quarantaine de journalistes invités à la conférence de presse de présentation de l’investisseur saoudien, s’attendait à cet assaut. Impeccable dans son costume gris, le neveu du roi d’Arabie Saoudite explique en anglais : « mon modèle n’est pas de me satisfaire, mais de satisfaire le public de Sedan. Nous avons trouvé une très bonne opportunité dans cette région et cette ville adorable. C’est un endroit géographiquement stratégique. Nous ne sous-estimons pas l’emplacement de la ville, proche de la Belgique et du Luxembourg. » Et de conclure avec fermeté et dans un sourire : « Est-ce que ça vous va ? Donc plus de ‘pourquoi Sedan ?’ »

Avec quel budget ?

Une chose est sûre pour le moment. Le prince Fahd est décidé à investir 50 à 60 millions d’euros dans le centre de formation ardennais. Le Château de Montvillers, où sont situés le centre d'entraînement et les services administratifs du CSSA, va être rénové et transformé. A l’image de ce qu’il a fait en Arabie Saoudite, au Sénégal, au Maroc ou au Brésil, le nouvel homme espère développer la formation. Sans oublier le partenariat avec Flamengo et Edinho, fils de Pelé et basé au Brésil. Le roi Pelé s’est d’ailleurs lui-même fendu d’un encouragement au club ardennais, via une vidéo projetée samedi.

Avec quel mercato ?

Concernant les transferts, le prince Fahd n’a pas souhaité en dire beaucoup. Le futur budget sera adopté en fonction du classement de la fin de saison et d’une montée en L2 ou d’un statu quo en National. Le CSSA est actuellement 11e de son championnat.

Pour quels objectifs ?

Le Prince l’assure : il est là pour le long terme : « il faut agir avec patience », assure-t-il. Si Gilles Dubois, président délégué du club, évoque l’horizon 2019 (« on ne s’interdit aucun rêve »), Fahd reste, lui, beaucoup plus prudent. Et n’allez pas comparer Sedan au PSG… « Je n’aime pas les comparaisons, rétorque-t-il. Je ne veux pas être comparé à quiconque, le Paris Saint-Germain ou Manchester City. Nous avons notre propre stratégie. Ils ont la leur. Pour être honnête, le PSG était un grand club avant que mes frères qataris n’arrivent. » Du côté de Sedan, il est évident qu’on rêverait plus d’un destin à la parisienne qu’à des aventures lensoises ou sochaliennes. Deux clubs vendus à des investisseurs azéris et chinois… et aujourd’hui en pleine tourmente.

P.Ta à Sedan