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Paris s’est refait une santé

Le Parisien a inscrit le second but parisien, le premier ayant été marqué contre son camp par le Lensois Sidi Keita.

Le Parisien a inscrit le second but parisien, le premier ayant été marqué contre son camp par le Lensois Sidi Keita. - -

Les partenaires de Jérémy Clément ont bien réagi après la récente déroute à Bordeaux, en se qualifiant pour le dernier carré de la Coupe de la Ligue au détriment du RC Lens de Jean-Guy Wallemme (2-0).

La question était de savoir si Paris allait jouer au football ou bien si la raclée reçue à Bordeaux dimanche en championnat (4-0) et l’affaire de la banderole allaient détourner les joueurs de Paul le Guen de l’enjeu sportif de ce dernier quart de finale, Bordeaux s’étant qualifié quelques minutes plus tôt au détriment de Châteauroux (2-1).

Le calme relatif de l’avant-match, l’absence d’incidents entre supporteurs, permettaient aux hommes de la capitale d’écarter un premier obstacle. Les tribunes étaient chaudes mais correctes. Le jeu pouvait commencer. La paire Luyindula-Kezman, titularisée par Le Guen en coupes (France, Ligue et UEFA), soutenue par Rothen et Pancrate, faisait face au 4-2-2 nordiste de Jean-Guy Wallemme.

La première période n’a jamais trouvé son patron, malgré une domination de Paris dans les intentions. Face à des Parisiens enthousiastes mais brouillons, symbolisés par Mateja Kezman incroyablement maladroit, les Lensois n’ont jamais semblé rentrer dans la partie. Malgré quelques occasions du remuant Boukari, les Nordistes constamment sur le reculoir vont s’illustrer par un but contre son camp de S. Keita (14e), pressé par Luyindula devant les cages de Runje. Kezman, le Serbe du PSG a eu une énorme occasion de doubler l’avantage en fin de première période, mais les Nordistes ont montré de meilleures dispositions au fil de la rencontre. C’est sur une impression indécise que les 22 acteurs ont gagné les vestiaires.

Preuve que la partie pouvait basculer d’un côté comme de l’autre, les deux entraineurs se sont refusé à effectuer des changements à la reprise. Mais sur leur lancée des quarante-cinq premières minutes, les Parisiens ont conservé leur emprise sur la rencontre. Sur un mouvement impeccable, Ceara servait proprement Luyindula qui se trouvait seul devant Runje, mais trop court pour menacer le portier Sang et Or (53e). Wallemme perdait Roudet sur un tacle de Ceara. A l’heure de jeu, Le Guen effectuait un changement poste pour poste, Sessegnon remplaçant Pancrate, manifestant de la part du technicien parisien une volonté de « tuer » le match. La rencontre perdait en intensité, Paris gérant, et les Lensois préférant le jeu long. Quelques minutes après les changements opérés par le Guen, Wallemme répliquait avec panache par la rentrée de Maoulida, tentant le tout pour le tout. Malgré un regain dans l’animation nordiste, le PSG refoulait les attaques grâce à un bloc défensif bien regroupé. La rentrée de Maoulida faisait énormément de bien aux Lensois, qui manquaient cependant le dernier geste pour transformer leur ambitions au tableau d’affichage. L’absence de Dindane se faisait sentir. Lens dominait la fin de rencontre, obligeant Paris à ne jouer que sur des contres menés par Sessegnon et Luyindula, coupés du reste de l’équipe. En dépit d’un dernier exploit de l’ancien manceau, qui échappait à trois lensois grâce au « coup du crapaud », on pouvait croire que le score n’allait plus bouger. C’était sans compter sur ce diable de Luyindula, qui offrait à Jérémy Clément la balle de 2-0. « Mais ils sont où les Sang et Or ? », pouvait-on entendre dans les tribunes. Le cop d’Auteuil était en ébullition. Les Supras auront l’occasion de faire chauffer l’ambiance contre Bordeaux, le choc des demi-finales, qui donnera à Paris l’occasion de se refaire après le camouflet en championnat. L'équipe de Paul le Guen est toujours engagée sur les quatre tableaux. Dans l’autre demie, Nice affrontera Vannes, le petit Poucet de ce carré de la Coupe de la Ligue. Le tirage au sort aura lieu jeudi dans l’émission Luis Attaque.

La rédaction