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La valse des coachs continue en Ligue 1, sept entraîneurs déjà virés

Alors que la mi-saison n’a pas encore été atteinte, sept entraîneurs ont déjà quitté leur poste dans le championnat de France. Le dernier en date se nomme Gérald Baticle, coach d'Angers, mis à pied ce jeudi.

Cette saison promettait d’être éprouvante, elle l’est en tous points. Sept entraîneurs virés, des équipes à bout de souffle, d’autres qui n’ont toujours pas lancé leur saison... Alors que la Coupe du monde offre une trêve à certains, plusieurs clubs de Ligue 1 en profitent pour se restructurer. Sept équipes ont changé de coachs depuis le début de la saison. Gérald Baticle est la dernière victime en date de la valse des coachs, qui avait commencé le 8 octobre avec Peter Bosz.

Peter Bosz, la chute inéluctable

Après une première saison compliquée dans le Rhône (l’OL avait terminé 8e à huit points du podium), Peter Bosz avait eu contre toute attente la confiance de Jean-Michel Aulas pour poursuivre l’aventure. Mais après un début de saison prometteur, l’Olympique Lyonnais est retombé dans ses travers.

Après un cinquième match consécutif sans victoire, un triste match nul (1-1) à la maison contre Toulouse, Peter Bosz a été démis de ses fonctions le 8 octobre, remplacé quelques heures plus tard par Laurent Blanc. Le "Président" a pris sept points sur 15 possibles pour ses cinq premiers matchs mais les performances sont encore en deçà de celles attendues. Un gros travail attend Laurent Blanc et son staff durant la trêve pour redonner un nouveau visage au club rhodanien, qui ambitionne de retrouver l’Europe.

Michel Der Zakarian, six petits points en dix journées

Après une bonne saison 2021-2022, où il a mené le Stade Brestois à la 11e place de Ligue 1, Michel Der Zakarian a vécu un début de deuxième saison bretonne chaotique, jusqu’à son éviction après une défaite à domicile (2-1) contre Lorient. Il avait alors pris six points en dix journées et n’avait remporté qu’un seul match, à Angers. Depuis, c’est Bruno Grougi qui assure l’intérim, avec plus de réussite. Sur les cinq matchs qu’il a dirigés, Brest a pris sept points.

Jean-Marc Furlan, parti sur un doigt d'honneur

Casquette à l’envers, Jean-Marc Furlan a souvent régalé en conférence de presse et sur les bords des terrains. Sur le banc en revanche, en position de coach, c’était beaucoup plus compliqué pour lui avec Auxerre, qu’il a dignement fait monter en Ligue 1 la saison dernière. La marche de la Ligue 1 est-elle trop haute? Ce n’est en tout cas pas Jean-Marc Furlan qui réalisera l’exploit de maintenir le club. Il a été démis de ses fonctions après la défaite à Clermont le 9 octobre. Il avait ce jour-là été exclu par Monsieur Vernice et avait quitté la pelouse sur un doigt d’honneur au public. Il n’a depuis plus dirigé le moindre match de Ligue 1, remplacé par son adjoint, Michel Padovani. Depuis, le club a nommé Christophe Pelissier à sa tête.

Oscar Garcia, rien n’allait plus avec Jean-Pierre Caillot

Après plusieurs matchs d’absence pour raison familiale, Oscar Garcia a été viré de Reims le 13 octobre. "Cela fait plusieurs mois que nos relations sont compliquées et force est de constater que nous n’étions plus sur la même longueur d’onde. La fin de la dernière saison a été pénible à vivre", avait réagi jean-Pierre Caillot, le président du Stade de Reims. A seulement 30 ans, Will Still assure depuis l’intérim. Avec deux victoires et trois nuls, il demeure invaincu.

Dall’Oglio, la mayonnaise n’a jamais pris

Après une 13e place de Ligue 1 la saison dernière, déjà loin des espérances des supporters et de la direction, le mauvais début d’exercice 2022-2023 a eu raison de l’avenir d’Olivier Dall’Oglio sur le banc montpelliérain. Avec 12 points pris sur 33 possibles et des défaites marquantes contre Auxerre ou Angers, il a été remplacé par son adjoint Romain Pitau, confirmé comme entraîneur principal jusqu’à la fin de la saison.

Bruno Irles, c'était presque écrit

Déjà en danger en début de saison, à cause de divergences d’opinion avec la direction et certains joueurs (notamment Adil Rami qu’il ne faisait plus jouer), Bruno Irlès a profité d’une série de trois matchs sans défaite pour regagner la confiance de sa direction. Mais les derniers résultats décevants du club face à des concurrents directs ont précipité sa chute peu avant la trêve. Le club a récemment communiqué le nom de son remplaçant. Il s’agit de l’ancien entraîneur de Brisbane en Australie (propriété du City group), Patrick Kisnorbo.

Gérald Baticle, la balance a penché du mauvais côté

Il avait annoncé juste avant la trêve qu’il accepterait la décision que prendrait le club, se sachant en danger, mais sans jamais renoncer. La balance a finalement penché du mauvais côté, et le SCO a annoncé son éviction ce jeudi. Le SCO est lanterne rouge de Ligue 1 avec huit points. Une situation d’urgence. Le remplaçant de Gérald Baticle n’est pas encore connu. Abdel Bouhazama assurera l’intérim.

Praslin Bonnet