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Petit : « On va se qualifier avec Domenech »

L'ancien milieu de terrain de l'équipe de France ne souhaite pas le départ de Domenech avant la fin des éliminatoires de la Coupe du monde.

L'ancien milieu de terrain de l'équipe de France ne souhaite pas le départ de Domenech avant la fin des éliminatoires de la Coupe du monde. - -

Le champion du monde 98 (63 sélections) n’épargne pas Raymond Domenech. Mais il estime que le sélectionneur doit rester en poste jusqu’à la fin des qualifications.

Emmanuel, est-il trop tard pour licencier Raymond Domenech ?
Pourquoi le licencier maintenant ? A mon sens, ce serait dommageable. L’objectif est de se qualifier. S’il avait fallu le débarquer, c’était probablement après le match contre l’Autriche (défaite 3-1). Ces trois points pèsent lourd dans la balance. Aujourd’hui, qui pourrait le remplacer ? Il faut aller au bout de la logique. L’équipe de France se qualifiera. En 2000 on est passé par la petite porte et on a gagné le championnat d’Europe. Si on doit faire les barrages, ce sera avec Domenech. Ce serait dommage de s’en priver. Après, une fois que l’équipe de France aura son ticket pour le Mondial, il reste plusieurs mois. C’est à la Fédération de décider.

Que pensez-vous de l’état d’esprit en équipe de France ?
On ne sent pas une équipe en parfaite harmonie. Les joueurs ne sont pas complètement libérés sur le terrain, ils ne sont pas heureux de jouer ensemble. Cela fait très longtemps qu’on n’a pas de match référence, ni de match complet de la première à la dernière minute. C’est une équipe se cherche depuis trop longtemps. On a l’impression que les joueurs jouent leur survie à chaque match. Ils évoluent dans un climat très malsain. La confiance n’est pas là et c’est très préjudiciable pour l’équipe et pour les joueurs.

Les choix tactiques de Raymond Domenech sont souvent très discutés...
On a quand même cinq attaquants axiaux, trois joueurs qui jouent à gauche, Henry, Ribéry et Malouda, et personne à droite ! On est obligé de foutre un avant-centre côté droit (Anelka, ndlr). On est souvent tributaire d’un seul schéma de jeu. On n’a pas de plan B. On est loin d’être performant sur les coups de pied arrêté. L’addition des meilleurs joueurs ne fait pas les meilleures équipes, c’est l’addition des meilleures complémentarités. Or, aujourd’hui, on n’a pas de grosses complémentarités. La preuve, on a dû changer sept ou huit fois de charnière centrale en un an.

La rédaction - JS