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Corée du Sud-Uruguay: Kim Min-jae, l’autre star sud-coréenne qui brille à Naples et devait signer à Rennes

Bien moins populaire que la superstar Heug-Min Son, Kim Min-jae (25 ans) s’est imposé comme le taulier de la défense de Naples cette saison, après avoir failli signer à Rennes. Il est l'un des joueurs à suivre de près avec la Corée du Sud, qui démarre ce jeudi son Mondial contre l'Uruguay.

Il devait faire le bonheur du Stade Rennais, il est finalement devenu un pilier de Naples. Kim Min-jae (25 ans, 44 sélections, 3 buts) était attendu en Bretagne l’été dernier contre un chèque estimé à 20 millions d’euros… avant de filer entre les mains de Bruno Genesio, qui l’avait repéré en Chine, plus attiré par le projet de Luciano Spaletti. Si Rennes a rectifié le tir avec le recrutement réussi du Belge Arthur Theate, Kim Min-jae est lui passé dans une autre dimension depuis.

Le défenseur sud-coréen, qui sera titulaire ce jeudi lors du match de Coupe du monde face à l’Uruguay (14h), est l’un des grands artisans de la saison majestueuse de Naples, leader invaincu de Serie A (avec huit points d’avance sur Milan, deuxième) et qualifié de manière insolente pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions.

Le défi était pourtant de taille puisqu’il a été recruté pour remplacer un autre roc, Kalidou Koulibaly, parti à Chelsea. En six mois, il s’est imposé comme l’un des meilleurs défenseurs d’Italie et dans les cœurs des supporters napolitains. Son message d’excuse pour avoir coûté un but à son équipe lors du dernier match face à Udinese (3-2) a conforté un peu plus sa cote d’amour auprès de ses partenaires, déjà conquis par son bizutage sur Gangnam Style. Cela aurait pourtant pu se compliquer après avoir avoir infligé une semelle son coéquipier Victor Osimhen dès l'un de ses premiers entraînements. Tout le monde a oublié cet épisode depuis.

Kim Min-jae
Kim Min-jae © ICON Sport

Luciano Spaletti, son entraîneur, a vite savouré son apport "monstrueux" qu’il a comparé à celui de Koulibaly. Il ne peut tout simplement pas s’en passer: sur 21 matchs, il l’a fait souffler à une seule reprise, lui faisant jouer l’intégralité des 20 autres (pour deux buts marqués.

Cet avènement express au plus haut niveau est suivi de près en Corée du Sud qu’il a quitté en 2019 pour la Chine (BJ Guoan) avant de rejoindre Fenerbahçe (2021-2022), puis Napoli après une seule saison en Turquie. Mais sa popularité est encore bien éloignée de celle de la superstar Heung-Min Son et ses 8,3 millions de followers sur Instagram. Avec 630.000 followers (130.000 de plus que lors de sa signature) sur le réseau, il est tout de même l’un des plus regardés au pays, davantage par exemple que l’ancien Bordelais Hwang Ui-Jo ou que la star montante Lee Kang-in. Il est aussi très suivi en Turquie où il a laissé un grand vide du côté de Fenerbahçe.

"Tout le monde peut partir, mais faites-le rester"

"C'est un super professionnel, confiait Ali Koç, président du club turc, l’été dernier. C'est un très bon défenseur. Nous l'avons acheté en sachant que nous ne pouvions pas le garder, mais j'espère que nous pourrons le conserver cette année. Un de nos joueurs nous a dit: 'tout le monde peut partir, mais faites-le rester'. Kim Min-Jae est la meilleure signature de ces dernières années, le cadeau de Pereira (ancien entraîneur du club à l’origine de son arrivée." Quelques semaines plus tard, l’ancien joueur de Jeonbuk Hyundai (2017, 2018), élu meilleur jeune du championnat sud-coréen en 2017, s’est finalement envolé vers l’Italie où il a rapidement fait l’unanimité.

La cote de celui qui est surnommé "Bong-dong baby" ou "Bong-be" pourrait encore gonfler au Mondial. Au Qatar, Kim Min-Jae, élu meilleur joueur du mois d’octobre en Serie A, va se frotter à du lourd avec Luis Suarez, Darwin Nunez (qu’il a déjà éteint en Ligue des champions face à Liverpool) ou Cristiano Ronaldo avec le Portugal.

Ces derniers temps, l’intérêt de plusieurs clubs anglais à son sujet a émergé. Manchester United ferait partie des courtisans, tout comme Tottenham de son compatriote Heung-Min Son. Naples n’est pas vendeur malgré une clause libératoire plutôt accessible (le chiffre de 45 millions d’euros est évoqué) et un contrat de courte durée (jusqu’en 2025). Le défenseur pourrait devenir l’objet de convoitises à des hauteurs plus élevées que celles entre Rennes et Naples l’été dernier.

NC