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Argentine-Australie: fébrile en fin de match et portée par Messi, l'Argentine évite le piège et file en quarts

L'Argentine de Lionel Messi, buteur pour sa 1000e, s'est imposée contre l'Australie (2-1) samedi au Stade Ahmed Ben Ali de Doha et s'est qualifiée pour les quarts de finale du Mondial, où elle affrontera les Pays-Bas.

L’Argentine est qualifiée, mais que ce fut compliqué pour l'un des favoris de cette Coupe du monde, vainqueur dans la douleur de l'Australie (2-1), l'un des invités surprises de ce Mondial à ce stade de la compétition. Un éclair de génie et un énorme cadeau du gardien des Socceroos suffisent ce samedi soir au bonheur des Argentins, peu servis au niveau du spectale, tant le jeu produit par la sélection argentine a une nouvelle fois été décevant. Il n'empêche, l'Argentine est qualifiée pour les quarts de finale de la Coupe du monde, un stade de la compétition où elle rencontrera les Pays-Bas vendredi prochain.

Pris à la gorge par de valeureux Australiens dans un premier acte rugueux et fermé, l’Albiceleste s’en est remis à une inspiration de Lionel Messi sur la première accélération de La Pulga pour rejoindre les vestiaires avec un léger avantage au tableau d’affichage. Le joueur du Paris Saint-Germain avait perdu beaucoup de ballons avant de marquer son 9e but en Coupe du monde, le 3e dans cette édition 2022, le premier dans un match à élimination directe. Il a aussi bénéficié d’un soupçon de réussite car le ballon qui lui est arrivé dans un timing parfait ressemblait davantage à un contrôle manqué qu’à un relais avec Nicolas Otamendi. Encore fallait-il savoir en faire quelque chose, de ce ballon.

L’Australie a offert une vraie opposition

Le septuple Ballon d’or s’est organisé à la vitesse de l’éclair, laissant ensuite parler son instinct pour glisser une frappe rasante et enroulée du pied gauche dans le petit filet opposé (36e), permettant à son équipe de prendre enfin l’ascendant. Ce qu’elle ne parvenait pas à faire avant ce but. L’absence de Di Maria n’y est peut-être pas étrangère. Sans le gaucher turinois et sa technique soyeuse au service d’une palette complète, les Argentins ont peiné à construire sur attaque placée.

Le jeu argentin a terriblement manqué de variété et de percussion, de centres. Le ballon n’est quasiment jamais arrivé dans la surface australienne. Si elle ne s’est pas montrée beaucoup plus dangereuse dans le premier acte, l’Australie a eu le mérite de répondre au défi physique des joueurs de Lionel Scaloni en ne les laissant pas respirer, jusqu’à l’ouverture du score de Lionel Messi.

L'incroyable arrêt de Martinez

Guidée par son capitaine, l’Argentine abordait plus sereinement la seconde période, libérée du poids dont elle semblait lestée depuis le coup d’envoi. La bourde du gardien australien, poussé à la faute par le pressing de De Paul, pour le but de Julian Alvarez (57e), achevait de rassurer les Argentins. Tout un peuple pouvait respirer, le break était fait, du moins le pensait-on. Car l’Australie a finalement relancé le suspense contre le cours du jeu, sur une demi-volée du gauche de Craig Goodwin contrée par Enzo Fernandez dans ses propres filets (77e).

Loin de se désunir après ce coup du sort, l'Argentine a multiplié les temps forts et les occasions de plier la rencontre, mais à force d’échouer dans ses tentatives, l’Albiceleste s’est crispée, montrant de plus en plus de signes de fébrilité à mesure que l’on se rapprochait du terme de cette rencontre. L’Australie, qui ne s’était pas souvent montrée dangereuse, s’est soudainement mise à y croire, poussant pour arracher l'égalisation. Jusqu’au bout d'un temps additionnel qui lui aura semblé interminable, l’Argentine a tremblé. Garang Kuol a même eu la balle de l’égalisation au bout du pied mais il a perdu son duel face à Martinez, auteur d’un arrêt déterminant (90e+7). La Coupe du monde a perdu beaucoup de stars, mais elle va pouvoir encore profiter de Lionel Messi, au moins une semaine supplémentaire.

QM