RMC Sport

Peterhansel : « Impatient que ça commence »

-

- - -

Recordman de victoires sur le Dakar (six en moto et trois en auto), Stéphane Peterhansel a hâte de s’élancer samedi sur l’inédit tracé sud-américain de l’édition 2009.

Comment est l’ambiance sur ce tout nouveau Dakar ?
Elle est chaude puisqu’il fait près de 30°C. Pour l’instant, on n’est pas encore au contact des autres compétiteurs puisqu’on est entre nous avec toute l’équipe Mitsubishi. On vérifie que la voiture est bien arrivée, qu’elle a bien voyagé. Il s’agit de prendre contact avec nos véhicules et de s’acclimater à des conditions de température très différentes.

La pression commence-t-elle à monter ?
Avec mes années d’expérience, j’ai une approche assez relax. Surtout qu’on s’est très bien préparé pour cette édition. On est assez confiant et ça ne sert à rien de se rajouter du stress avant le départ de la course. Je suis impatient que ça commence. Le challenge de l’Amérique du Sud, additionné à la nouvelle technologie diesel, est un mélange très intéressant qui donne envie de se battre et de gagner à nouveau.

Eprouvez-vous une petite anxiété à l’idée de découvrir un nouveau tracé ?
On était un peu comme à la maison en Afrique. Là, on va découvrir autre chose et tous repartir sur un pied d’égalité. Il y a forcément un peu d’appréhension. Les ordinateurs nous ont dit que ça allait être un vrai Dakar, dur et avec des étapes compliquées. Mais en 20 ans de Dakar, on a déjà croisé pas mal de situations et, même si c’est légèrement différent, on saura gérer en temps voulu.

Que redoutez-vous le plus ?
La chaleur déjà. Alors que c’est l’hiver au mois de janvier en Afrique, ce qui permettait d’avoir un climat tempéré, c’est le plein été en Amérique du Sud. On va beaucoup souffrir de la chaleur. Dans certaines parties hors piste, on va se retrouver dans des grands champs de cailloux. Il y a aura aussi des risques de crevaison dans une végétation avec beaucoup d’épineux.

Avez-vous subi une préparation physique particulière ?
Oui. On a passé des tests pour voir si on était apte à supporter la chaleur. On a également effectué une semaine de préparation physique dans un centre de ski de fond, où on a pu dormir dans des chambres hypoxiques, qui simulent l’altitude.

Etes-vous satisfait du niveau de préparation de votre voiture ?
On a commencé à la préparer depuis un an et demi. On a vraiment poussé le développement cette année en faisant beaucoup de kilomètres. Il y a toujours des petits points à améliorer, comme l’air conditionné comme on n’a pas mis pour des questions de puissance. Mais on est prêt aujourd’hui et il faut que la course parte pour rassurer toute l’équipe.

La rédaction