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Grosjean : « Voir Alonso en forme, c’est rassurant »

Romain Grosjean

Romain Grosjean - AFP

Invité du Super Moscato Show sur RMC comme tous les jeudis des week-ends de course, Romain Grosjean revient sur le retour en compétition de Fernando Alonso. Forfait pour l’ouverture de la saison en Australie, le pilote espagnol sera bien présent au Grand Prix de Malaisie. Une nouvelle rassurante pour Grosjean et les autres pilotes du paddock.

Romain Grosjean, comment se porte Fernando Alonso ?

Il avait l’air en forme. Je l’ai croisé à l’hôtel mercredi. Il m’a dit que tout allait bien, que la santé était bonne. C’est rassurant. Il a eu le feu vert pour participer au Grand Prix. C’est une bonne chose puisque c’est l’un des pilotes emblématiques de la grille.

Est-ce que le paddock a douté de son retour au volant ?

Il y a eu un doute effectivement. Il y a eu pas mal de rumeurs. Mais le fait de le voir ici, en forme, souriant et prêt à attaquer sa saison, c’est rassurant. On n’a pas envie de voir des pilotes subir des accidents et ne pas revenir sur la grille.

On dit que le circuit de Sepang est un des plus exigeants du plateau…

Ce n’est pas un circuit dangereux mais un circuit durant lequel les conditions climatiques peuvent jouer un rôle énorme. On a eu un orage aujourd’hui comme on n’en a peu en Europe. Si cela arrive alors que vous êtes en piste, cela surprend un peu.

La chaleur comptera beaucoup également ce week-end…

Il y a une adaptation à la chaleur et à l’humilité. On a eu 40°C cet après-midi. C’est un Grand Prix où à peine monté dans la voiture avec la combinaison et le casque, on est aussi humide que si on avait couru un 15 km.

Comment se comporte la Lotus aujourd’hui ?

La voiture ne va pas mal. En Australie, on est revenu dans le Top 10 en qualifications. C’était clairement l’objectif. Mais la course a été un petit peu courte. On a eu un souci, deux tuyaux qui se sont déconnectés. C’est un problème que l’on n’a pas eu pendant les essais hivernaux. On a amené trois solutions pour fixer le problème ici. On va faire en sorte que la voiture progresse. On reste confiant sur les premiers tours de roue. On va essayer de capitaliser là-dessus et de profiter des Grands Prix de début de saison, qui sont plus ouverts qu’après. Pa rapport à l’an dernier, on a clairement des lignes directrices et rien que de savoir ça, ça me donne la banane.

Où vous situez-vous aujourd’hui par rapport aux autres écuries ?

Mercedes reste l’équipe à battre. Ils ont peut-être encore plus d’avance que l’an dernier. On a vu Ferrari revenir à un très bon niveau. Il y a aussi Williams. Et puis derrière, un groupe de 5 ou 6 voitures avec nous à l’intérieur, qui sommes très proches. Cela va faire de belles bagarres en piste.

la rédaction